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L'éthique clinique


L'approche de l'AECS est celle de l'éthique clinique telle qu'elle est mise en pratique par le Centre d'éthique clinique de Cochin à Paris.


L'objectif de l'éthique clinique est avant tout d'apporter une aide à ceux et celles, patients, entourages, soignants, qui sont confrontés à des décisions médicales soulevant des conflits de valeurs.


Le centre d'éthique clinique de Cochin élargit le champ du raisonnement, considérant que le meilleur intérêt de la personne malade ne se réduit pas à son seul intérêt médical.


Son rôle est ainsi de donner à chacun sa place dans le processus : le patient, ses proches, les soignants et la société civile.


Sa méthode repose sur une approche pluridisciplinaire et une pratique de terrain.


À titre d'exemples, voici des questions qui ont été soumises au Centre :

Doit-on opérer cette femme de sa fracture du col fémoral alors qu'elle est au stade terminal d'un cancer du sein ?

Pourquoi nous accorde-t-on si peu de place auprès de notre enfant hospitalisé ainsi que dans les décisions quotidiennes qui le concernent ?

N'ai-je pas le droit de refuser des soins ? Pourquoi l'équipe soignante l'a-t-elle si mal pris ?

Est-il éthique d'envisager de faire un enfant par assistance médicale à la procréation alors que je souffre d'une pathologie dont le diagnostic et le pronostic sont incertains et me causent des désordres fonctionnels sérieux ?

Cette famille peut-elle nous forcer à poursuivre la réanimation, alors que nous estimons être dans l'acharnement thérapeutique ?

Pourquoi ne pas nous entendre quand nous estimons que la médecine est dans l'acharnement thérapeutique en ce qui concerne notre père ?

Les protagonistes de ces questions sont à la fois des malades et des citoyens qui, aujourd'hui plus qu'hier, expriment leur volonté d'être mieux informés et associés aux choix médicaux qui les concernent, c'est-à-dire davantage acteurs de leur maladie.

Les professionnels sont de plus en plus nombreux à s'interroger sur la signification de leurs actes à la fois vis-à-vis de l'individu qui a recours à eux et en termes de responsabilité vis-à-vis de la collectivité.

Les uns et les autres prennent également conscience que les questions qu'ils se posent en concernent pas qu'eux et que les réponses qui y seront apportées concernent la société toute entière et méritent de ce fait des débats démocratiques, car il y va de la façon dont on entend collectivement traiter de la fin de vie, la mort, la procréation, la relation médecin-malade, le refus de soins etc.